About this featured photo Link to Home Page Site Map . Contact . Help . Home  
  Regional Programmes . Productions . Resources . About Us
 
 

Productions: Island Beat

Panoscope . Media Briefings . Island Beat . Our Own Voice . Le P'tit Nouvelliste
Order Publications

Les articles d'Island Beat

Jamaïque: Un effort de rapprochament entre l'implication communautaire et la protection environnementale
Octobre 1999

Par: Michael Siva, correspondent de CERN, Jamaïque

Très souvent, les parcs et les aires protégées entrent en conflit avec des secteurs de la communauté environnante et leur dégradation en est souvent la preuve. C'est la raison pour laquelle les Montagnes Bleues et le Parc National des Montagnes John Crow ont mis autant d'emphase sur leurs interractions avec la communauté.

Quand le Parc a été aménagé au tournant de la décennie, des Comités Consultatifs Régionaux ont été mis sur pied dans plusieurs des communautés avoisinantes. C'était spécial, car les gouvernements et les parties politiques au pouvoir oublient généralement de telles communautés. L'un de ces comités a été mis sur pied à Mill Bank, un petit village de la Vallée de Rio Grande, dont la population dépasse à peine 100 personnes.

Susan Otuokan, du Fonds Jamaïcain pour la Conservation et le Développement (JCDT), dit que le Parc s'est engagé dès le début à travailler avec la communauté. " Dans le but de protéger et de conserver nos ressources naturelles, on doit porter attention aux besoins socio-économiques des communautés qui utillisent ces ressources naturelles, que ce soit pour le bois d'oeuvre, le charbon, le bois de charpente, ...etc. Ceci était très clair pour la gestion du Parc et pour le JCDT, maintenant responsable, au nom du gouvernement, de la gestion du Parc. "

Le village de Mill Bank avait un vieux pont branlant en état de délabrement. D'un point de vue socio-économique, ce pont était important, parce qu'un pont en bon état aurait permis aux agriculteurs de Mill Bank d'avoir accès aux terres cultivables, de l'autre côté de la Vallée de Rio Grande. Selon Susan Otuokan, le Parc avait aussi des avantages à tirer de ce pont. " Du point de vue du Parc et des ressources naturelles, il est important d'avoir plusieurs voies possibles et disponibles. Quand un sentier se dégrade, on peut le fermer et ouvrir l'accès à une autre zone, permettant ainsi à la première zone de récupérer. On peut gérer les sentiers de façon à ce que différentes quantités de gens se répartissent sur chacun d'eux. "

Les gens étaient sceptiques quant au projet de réparation du pont conçu par les responsables du Parc, autant à cause de la traditionnelle inaction gouvernementale, qu'à cause des fausses promesses électorales. Mais le Parc et le JCDT voulaient que le pont soit réparé. Mill Bank s'enorgueilli de la luxuriante végétation de sa forêt tropicale et de ses sentiers d'accès qui mènent aux chutes de Rio Grande et de la Rivière Blanche. Situé à l'extrémité d'une route menant à Port Antonio, Mill Bank est un site écotouristique idéal et on devrait s'attendre à des retombées financières pour les résidents-es de la communauté.

Mme Otuokan a expliqué que le financement était assuré grâce aux doubles efforts du Parc et du JCDT. " Le coût actuel du projet est estimé à plus de 1.5 millions de dollars jamaïcains. Toutefois, avec l'astucieuse gestion de la Fondation et l'énorme support d'autres organisations et d'individus, nous pouvons maintenant réduire les dépenses actuelles. L'argent nécessaire a été réuni grâce à un don de 250,000 dollars de la Haute Commission Britannique et à un autre don de 240,000 dollars du Canadian Green Fund. Il y a aussi un certain nombre de contributions en nature incluant celles de la Compagnie Jamaïcaine des Services Publiques et d'Alcan Jamaïque Ltée, qui ont courtoisement fourni plus de la moitié du bois de charpente dont nous avions besoin.

Le travail commencé en novembre 1996 s'est terminé en février 1997 avec des dons provenant d'autres micro-entreprises et de professionnels. Les soldats des Forces Armées de la Jamaïque ont assisté les membres de la communauté en fournissant l'effort physique pour la reconstruction. Maintenant Mill Bank est un site écotouristique accessible, fréquenté en particulier par un nombre appréciable de touristes européens. Ce village offre à ceux et celles qui ont une conscience écologique, plus d'avantages que les installations touristiques aménagées à Montego Bay, à Ocho Rios et à Negril. La région de Mill Bank est l'habitat de beaucoup d'oiseaux, d'animaux et de plantes endémiques à la Jamaïque. Parmi ces espèces, on retrouve le second plus grand papillon au monde, le Papillon Géant Porte-Queue ( ou Machaon ).

Maintenant, le Parc et le JCDT veulent mettre l'accent sur la réparation des routes en mauvais état. Grâce aux pressions exercées et au nom des communautés, ils ont persuadé le gouvernement de lancer un programme de remise en état des routes de la région. Des projets sont en cours dans tout le Parc : un autre Comité Consultatif Régional, à Yallas, est en train de reconstruire un passage à gué qui avait été détruit par le cyclone Gilbert en 1988. Avec ces Comités, les communautés ont pris conscience de leur pouvoir. Elles sont maintenant convaincues de pouvoir solutionner elles-mêmes leurs problèmes.

[797 mots]

En collaboration avec le Réseau Caraïbéen des Reporters de l'environnement (CERN), Panos produit une émission radiophonique hebdomadaire de 10 minutes: "Island Beat – des nouvelles de première ligne en provenance de la Caraïbe". Cette émission documente des thèmes environnementaux de la communauté, mettant en premier plan les expériences des communautés dans la résolution des problèmes concernant l'environnement tels que rapportés par des journalistes à travers la région Caraïbéene. Cet article a été tiré d'un programme radiophonique produit en août 1997.

Les articles d'Island Beat