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TB / Subventions aux journalistes reporters

Le Programme Global SIDA de Panos, Stop TB et le Programme National de Lutte contre la Tuberculose invitent les journalistes juniors de la presse parlée et écrite à appliquer pour une subvention pour la production de reportage audio et écrit sur la tuberculose et ses liens avec le VIH/SIDA. Trois journalistes (2 de la radio et un d’un journal écrit) seront selectionnés par un jury indépendant. Des journalistes selectionnés recevront l’appui des experts dans les domaines du VIH/SIDA, de la Tuberculose et des journalistes de santé pour les aider dans leur recherche.

Chacun des journalistes selectionné devra produire, publier et diffuser au moins trois articles de fond et/ou programmes radiophoniques entre Novembre 06 et Avril 07.

Les candidat (e)s interessé (e)s doivent soumettre au plus tard le 15 octobre 2006 un dossier comprenant :

  • Curriculum vitae
  • Au moins cinq échantillons d’articles et/ou reportages audio déjà réalisés sur la santé ou sur le dévelopment durable
  • Un essai de 500-mots expliquant pourquoi vous voulez être selectionné pour bénéficier de la subvention ainsi que votre plan de recherche.
  • Deux références des personnes qui vous connaissent professionnellement

Pour appliquer, veuillez envoyer vos documentations par email à : haiti@panoscaribbean.org ou par la poste à : Panos Caraïbes, BP 1595, HT 6110 Port-au-Prince, Haiti.

Pour les détails sur la subvention, visitez : www.panoscaribbean.org ou appelez au 213-6864 / 511-1460.


Contexte et justification

En 2005, le Programme Global SIDA de Panos en collaboration avec STOP TB a accord é des subventions à des journalistes pour les permettre de renforcer la couverture médiatique sur la TB dans les pays les plus affectés par cette pathologie. Ces subventions ont permis aux journalistes de mieux comprendre et d’explorer les liens entre la TB, les problèmes socio-économiques et le VIH/SIDA.

Pour la période 2006-2009, Panos veut à partir du partenariat réussi avec les médias, étendre et accroitre la couverture des thèmes relatifs à la tuberculose dans le but d’aider les pays durement affectés à atteindre les OMD relatifs au VIH et à la TB. Avec ses 20 ans d’expérience de travail avec les journalistes, Panos cherche à promouvoir la production de reportages critiques et de fond afin d’encourager la participation des personnes les plus affectés et faire entendre leurx voix, la transparence et la responsabilité au niveau des décideurs et du même coup influencer les politiques internationales à travers le monde.

La Communication est clé

Quand la tuberculose continue de tuer des millions de gens alors le traitement est disponible demontre clairement qu’il y a une nécessité de renforcer les stratégies de communication. Les gens qui souffrent des symptomes de la tuberculose, souvent ne le savent et parfois il est trop tard quand ils le savent. Qui pis est, beaucoup des symptomes liés au VIH/SIDA sont semblables a ceux de la TB. A cause de la stigmatisation, beaucoup de personnes hésitent d’aller faire des tests et de se faire traiter. Les programmes nationaux et les organisations de la société civile, y compris les médias, ont tendance à y accorder peu d’attention à cette épidemie. Beaucoup d’organisations travaillant dans le domaine du VIH\SIDA ont des stratégies de communication, mais ne prévoient rien pour la TB.

Le premier pas dans le renforcement de l’engagement pour combattre la TB au niveau national et régional est renforcer la capacité des gens, les pourvoyeurs de soin, mais particulièrement les journalistes afin qu’ils puissent comprendre la TB comme un sujet de développement et souligner ses causes dans leurs reportages.

La tuberculose demeure aujourd’hui un grave problème de santé publique, particulièrement dans les pays de l’Asie, d’Afrique et de la Caraïbe. La maladie tue 2 millions de personnes par an et constitue l'une des causes infectieuses majeures de mortalité dans le monde parmi les jeunes et les adultes . Faute de nouveaux moyens de diagnostic et de médicaments plus efficaces, elle continue de progresser avec 8 millions de nouveaux cas, chaque année.

Le taux d’infection de la maladie en Haïti est l’un des plus élevés au monde (180 cas pour 100,000 personnes). Avec ça, Haïti demeure l’un des pays les plus affectés de la Caraïbe. Les racines traditionnelles de la tuberculose étant liées aux conditions extrêmes de pauvreté et de misère. La maladie serait en régression, mais menace de poursuivre sa progression dans le pays notamment, dans les villes de provinces. Le fléau représente aujourd’hui une co-infection toujours présente à coté du VIH-SIDA. Elle affecte la reproduction du VIH et augmente le risque chez les personnes séropositives.

Les couvertures médiatiques sont sporadiques, et tournent souvent seulement autour de la journée mondiale de la santé ou de la tuberculose, à travers des coups d’annonces officielles et de notes de presse. L’engagement des medias à faire reculer la tuberculose est plutôt faible. La couverture médiatique ne favorise guère l’intérêt communautaire. Il en résulte un manque de mobilisation de l’action communautaire en vue de forcer de façon critique un changement dans les politiques sanitaires.

Dans le contexte actuel, les priorités nationales et/ou régionales, en matière de santé publique, doivent s’orienter vers une lutte contre la tuberculose. Les journalistes des médias et les spécialistes en communication constituent, à cet égard, un secteur clé pour soulever et accentuer le débat sur les problèmes de tuberculose en Haïti. Ils peuvent jouer un rôle important dans la promotion de discussions publiques sur le sujet et dans la diffusion d’informations locales précises relatives à cette pandémie dans diverses zones du pays.

Contrat des journalistes/termes de reference